Le développement durable en actes : les AMAP
mardi 10 juillet 2007

Les Amap sont des "Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne ". Les adhérents de ces associations sont des consommateurs qui souhaitent acheter des produits frais directement à l’exploitant agricole. Les adhérents se retrouvent une fois par semaine en un même lieu pour prendre livraison de leur panier, composé de légumes et/ou de fruits de saison.
C’est un moment en général très convivial. Ce fut le cas cette semaine à l’Amap la Chapelle qui se réunit dans un jardin partagé géré par l’association rue Pajol dans le 18ème.
Les enfants sont ravis de découvrir les légumes d’un aspect et d’une taille parfois très différents de ce qu’on peut trouver dans le commerce. Les parents sont heureux de discuter avec Ludovic et de découvrir sa vie d’exploitant agricole et sa passion des légumes. Ludovic a pu nous rappeler par exemple que le temps automnal que connaît actuellement la région picarde, dans laquelle se trouve son exploitation, constitue un véritable frein au mûrissement de ses légumes.
Dans une Amap, les consommateurs s’engagent à l’avance, notamment en pré-payant leurs achats. Pour adhérer à l’Amap la Chapelle, nous avons fait quatre chèques correspondant aux quatre prochains mois de partenariat avec Ludovic, notre exploitant. Chaque chèque n’étant encaissé qu’en début de mois. L’Amap implique de la solidarité entre ses membres et l’exploitant. Si la production de ce dernier est victime d’aléas naturels, les adhérents payent quand même.
Cette semaine nous avons récolté trois salades, deux concombres, six courgettes, un kilo de pommes de terre, du fenouil, du mesclun, une botte de carottes. Le tout étant certifié bio. Le coût du panier : 13 euros. Pas cher pour du bio. Et c’est un réel plaisir de voir, toucher et bien sûr goûter ces produits. Que du bonheur !
Nicolas Froissard
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Producteurs bio de l'Ile de France
Libellés : ecologie, economie, economie sociale, planète
AGRICULTURE ou AGRICULTUREL ?
mercredi 21 mars 2007

Nous appelons de nos vœux un projet collectif, en lieu et place de l’addition de revendications individuelles de »boutiquiers », corporatistes, entretenus par des politiciens « à vie » qui ont vite compris que maintenir le citoyen dans un rôle de « Payeur/consommateur » est très confortable.
L’économique doit avoir le social comme valeur absolue, cela implique que l’éthique soit en permanence à l’esprit.
Quid de l’agriculture me direz vous ?
Au moment ou vient de se clôturer le salon de l’Agriculture, au moment ou le cycle de DOHA montre ses limites, et ou l’OMC revisite la PAC , l’Agriculture est un beau terrain pour expérimenter cette vision collective.
La France est le premier pays agricole d’Europe. Notre terre, notre climat, notre tradition agraire adossée à la qualité globale de nos technologies ne sont pas délocalisables.
Il est dés lors primordial de faire de cette filière l’instrument premier de notre sursaut économique, car elle est polymorphe.
L’agriculture c’est en premier lieu l’alimentaire, ce « food power » cher aux Américains, mais c’est aussi une vrai rôle au niveau de la sauvegarde des espaces et du tourisme.
C’est déjà beaucoup, mais ce serait ignorer le « Bio » décliné en 3 axes, riches en emplois, en marchés à l’export et en apport environnemental. Je veux parler des biomatériaux , des biocosmétiques et bien sur des biocarburants .
Voilà une mission régalienne claire, pour un Etat responsable, doté d’un « Ministère du Plan » efficient comme nous l’avons expliqué récemment.
L’Agriculture, après l’exception culturelle, mérite d’être l’exception « AGRICULTURELLE ».
Fixons nous pour objectif dans les 5 ans de remettre en exploitation le million d’hectares en jachère, et protégeons ces espaces contre les « molochs» qui se nourrissent du foncier non bâti (routes, voies ferrées, zones industrielles, ou promotion immobilière).
Affectons ces jachères à des fins non alimentaires, en aidant financièrement les filières.
Accentuons dans le même temps la réponse aménagement du territoire en allégeant la réglementation fiscale et sanitaire tatillonne pour les gîtes ruraux. Laissons aux touristes le soin ce trier le bon grain de l’ivraie.
Ralph NADER disait, lors de ses premières croisades consuméristes que lorsque le consommateur aura pris conscience de sa puissance, il sera le meilleur juge de paix.
Nous y sommes !
Richard HASSELMANN
Crédit photo et sources
VINCE
WIKIPEDIA
Libellés : agriculture, planète, politique, présidentielle
L’énergie ...
mardi 6 mars 2007

…létale quand sa production met en péril la survie même de l’homme qu’elle sert.
La planète est aujourd’hui à la croisée des chemins : toujours plus d’énergie, c’est plus de gaz, de pétrole, de charbon brûlés, avec des conséquences potentiellement dramatiques dans trois domaines :
L’environnement, avec la production accélérée de gaz à effet de serre, le climat qui se dérègle, les espèces qui disparaissent, un impact indéterminé sur la production agricole ;
L’économie, avec la raréfaction de la ressource et les prix qui croissent inéluctablement ;
La politique, avec notre dépendance croissante aux chantages des producteurs, russe en particulier.
Il est donc urgent de trouver un mode de développement plus économe en hydrocarbures, sans qu’il soit pour autant nécessaire de compromettre la qualité de la vie
La campagne électorale est étrangement modeste sur cette question capitale.
Imaginons pourtant un Plan Energie sur la durée du mandat, conçu comme une « ardente obligation nationale » et articulé en 5 volets :
1. un programme de réduction de la consommation d’énergie dans les transports et l’habitat : - 20% en cinq ans, à « Bonheur National Brut » égal. Rappelons que si tous les ménages français remplaçaient ne serait-ce qu’une ampoule à incandescence par une ampoule basse consommation, on ferait, en puissance, l’économie d’une tranche nucléaire. Rappelons aussi que les ingrédients d’un repas anglais (français aussi sans doute) font 3 000 km en moyenne, de camion ou d’avion, avant d’arriver dans l’assiette du consommateur.
2. un programme de développement des sources d’énergie alternatives au « tout hydrocarbure », sans dogme ni erreur d’appréciation : l’éolien, par son caractère aléatoire, ne peut être que marginal ; le nucléaire ne peut pas être exclu, etc.
3. Mais il faut renforcer surtout les moyens affectés à la recherche sur le traitement des déchets nucléaires, le vrai talon d’Achille de la filière. N’aurait-il pas été préférable d’investir les milliards d’euros d’Iter dans un tel programme, de nature à changer profondément l’équation nucléaire ? rappelons que des Suisses, à notre porte, progressent sur la voie de la transmutation, qui réduit fortement la durée de vie des déchets polluants.
4. un plan de développement de la récupération : on ne peut être qu’horrifié quand on voit, sur les trottoirs français, la quantité de matériels, de mobilier, d’équipements parfaitement récupérables, dont les consommateurs se débarrassent sans avoir conscience du gaspillage d’énergie (celle qui a servi à leur fabrication) auquel ils se livrent.
5. une incitation forte à la réparation : les normes édictées au niveau européen doivent imposer aux matériels (électroménager, électronique, etc.) de pouvoir être démontés et réparés facilement. L’avantage est double : économie d’énergie dans la fabrication des matériels moins souvent changés et relocalisation d’une activité, puisque, si les matériels sont souvent importés, la réparation ne peut se faire que dans la proximité.
Les ressorts d’un tel plan : l’information et l’éducation du public, une politique tarifaire et fiscale courageuse.
D’autres idées, des commentaires, des suggestions ? Vos contributions nous intéressent !
Jacques BELLIER
Libellés : avenir, écologie, planète, pollution, responsabilité