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Providentielle 2007

Afin que les citoyens deviennent acteurs de leur destin

Je vote donc je suis

vendredi 30 mars 2007

Les principaux candidats à la présidentielle font la une de nos grands hebdomadaires. On en oublierait presque que la campagne présidentielle se déroule sur fond de crise politique. Il est un vote dont on parle peu alors qu’il pourrait encore une fois recueillir de nombreux suffrages : le vote contestataire. En effet, la défiance des citoyens à l’égard des politiques est importante et a même tendance selon de nombreux observateurs à s’accroître.

Ainsi,
Jérôme Jaffré du Cevipof écrivait il y a quelques semaines que « chaque élection présidentielle est marquée par un thème dominant : la "France unie" en 1988, la "fracture sociale" en 1995, l'insécurité en 2002. Celle de 2007 pourrait bien être dominée par la défiance envers la gauche et la droite ».

En février dernier, 61% des Français déclaraient ne faire confiance ni à la gauche ni à la droite pour gouverner le pays. Les quatre vagues d'enquête du Baromètre politique français (BPF), réalisées entre avril 2006 et février 2007, montrent qu'il s'agit d'un phénomène structurel puisque ce pourcentage se situe, depuis un an, entre 60 % et 70 %.

A deux mois du premier tour de l'élection présidentielle, il ne se trouvait que 17% des Français pour déclarer leur confiance dans la gauche pour gouverner le pays et à peine plus, 21% exactement, pour déclarer leur confiance dans la droite…
L’imminente élection pourrait bien confirmer une fois encore la réalité de cette crise. Comme ce fut le cas en 2002.

Quelle leçon devions-nous retenir de l’élection présidentielle de 2002 ?

Sans doute que l’éloignement et l’incompréhension qui semblent caractériser depuis de longues années maintenant la nature des relations entre les politiques et les citoyens a pour résultat une abstention importante et un report du vote contestataire sur des candidats qui le cristallisent. Ce qui n’est pas un résultat démocratique satisfaisant car le message est brouillé.


Notre démocratie ne doit-elle pas être capable de se renouveler et de réinventer ses modes d’expression ? Cent fois sur le métier tu remettras l’ouvrage… Le citoyen n’est pas un enfant. S’il ne s’inscrit pas sur les listes, s’il ne va pas voter ou s’il vote par dépit pour un candidat, ce n’est pas par caprice. C’est peut-être aussi et surtout parce qu’il n’a pas trouvé le candidat ou le mode d’expression qui reflèterait précisément ses aspirations ou ses envies, ses désirs.

Notre système de vote ne doit plus être une source de frustration populaire, mais une force donnant à chaque électeur le moyen de s'exprimer clairement et de peser comme il l'entend sur la sphère politique.

On parle beaucoup, depuis quelques mois, de démocratie participative.
Rendre compte aux citoyens, les impliquer d’avantage dans le processus de décision publique… Ce sont évidemment des avancées dignes du plus grand intérêt. Mais c’est aussi une façon d’ajouter, comme souvent, une couche au mille feuille sans se demander si la base est toujours au goût du jour et si elle ne pourrait pas être elle-même améliorée. Il est salutaire pour notre démocratie de régulièrement réinterroger les principes fondateurs de notre société.

En l’espèce nous devrions en priorité nous attaquer à l’acte qui fonde la citoyenneté : le vote. Je vote donc je suis. Certes, mais à la condition que mon vote reflète ce que je pense.
La reconnaissance du vote blanc présenterait deux avantages. Il ramènerait sans doute vers les bureaux de vote bon nombre d’électeurs perdus en route. Ceux qui ne se reconnaissent dans aucun candidat. Il permettrait également d’identifier précisément le vote contestataire et donc de contraindre le politique à se renouveler en cas de rejet franc et massif.

Or, le message porté par le vote blanc est aujourd’hui « noyé » puisqu’il est associé au vote nul. De plus, son expression est loin d’être facilitée : ceux qui souhaitent voter blanc doivent emmener avec eux au bureau de vote leur bulletin blanc.
Par ailleurs, le vote binaire (je choisi un seul candidat parmi tous ceux qui me sont proposés), qui est le système adopté pour l’élection présidentielle, est peu expressif et frustre l'électeur contraint au vote "utile". Il rend impossible la différenciation entre le vote par dépit et le vote de franc soutien. Il ne permet pas de comptabiliser ceux qui sont hostiles à tel ou tel candidat ou parti.

La République, c’est la recherche de l’intérêt général, du bien commun. En République, le système de vote doit donc favoriser le candidat qui incarne les voies médianes et consensuelles au détriment de ceux qui cristallisent les oppositions et les conflits.


Dans un système de vote pondéré, plutôt que de simplement indiquer leur candidat préféré, les électeurs classent les candidats dans l'ordre de leur choix. Le « vote préférentiel » par exemple (« je classe les candidats par ordre de préférence », système « Eurovision ») offre une meilleure expressivité, mais de nombreuses études ont démontré ses limites et incohérences. Le « vote à répartition de points » (par exemple : j’ai dix points à donner aux candidats, je les distribue comme je l’entend) exacerbe quant à lui les tensions entre les candidats car les points gagnés par l'un sont perdus pour l'autre.
C'est alors la pluralité de l'élection qui est remise en cause car les "gros" candidats s'efforcent d'empêcher les "petits" de se présenter.

Les électeurs sont contraints au vote "utile". Une nouvelle proposition de scrutin émerge aujourd’hui : le vote de valeurs (les électeurs émettent un avis sur une échelle de valeur pour chaque candidat). Le vote de valeur permettrait d'exprimer plus fidèlement ce que pense ou ressent l'électeur et favoriserait l'émergence des consensus : par son mécanisme les candidats porteurs d'une alternative politique qui ne provoquent pas une hostilité farouche d'une partie des électeurs se verraient renforcés.

Il ne s’agit pas ici d’affirmer que telle ou telle solution est la bonne mais d’exhorter les citoyens à s’approprier ces idées de rénovation démocratique pour qu’un véritable débat s’instaure en France.

Nicolas FROISSARD

Crédit image
Jean-Claude BAUER

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posted by Providentielle 2007, 17:15

3 Comments:

Nous publions, bien qu'un peu long ce billet qui s'inscrit totalement dans notre ardente volonte de construire autre chose.La (ou les )pistes évoquées, par l'auteur méritent d'être commentées et creusées. A quelques encablures du premier tour, on sait déjà que tout va se jouer sur un détail, et c'est dommage, compte tenu des enjeux. Le systéme préconisé, aurait été de nature, d'une part a ramener vers les urnes les abstentionnistes, d'autre part, a faire émerger, en résultante, sur le plus grand dénominateur commun les candidats, jugés dignes de pouvoir approfondir leurs copies.
A titre incident ce billet met en exergue de manière criante, l'endroit ou le bât blesse.Ce n'est pas avec des promesses sur le social, le culturel, le fiscal, ou l'environnemental que l'on raménera le citoyen à l'urne, mais avec un préalable :la restauration de la confiance dans le politique.
C'est le sens de notre croisade, pour le non cumul des mandats, la non reconduction de plus de 2 mandats succéssifs et la mise en oeuvre d'un statut de l'élu.
commented by Anonymous HASSELMANN, 31 mars 2007 à 08:54  
Magnifique texte. ce plaidoyer est incontournable pour tous ceux qui aspirent à une réaction de la part des politiques et des citoyens électeurs.
commented by Anonymous Jean, 2 avril 2007 à 11:48  
Pour information, le site de présentation du vote de valeur : http://www.votedevaleur.info
commented by Anonymous sys, 6 mai 2007 à 21:19  

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