Blog outil pour bâtir ?
mardi 18 septembre 2007
Un article de Pierre de Gasquet, dans "Les Echos", nous conduit a une réflexion, tant la place des blogs et du Web sont de plus en plus mis en lumière.Providentielle, collectif citoyen, utilise le blog et le Net pour faire passer son message, mais nous sommes conscients des limites de l’exercice. C’est la raison qui va nous conduire à traduire en actions de terrain la démarche initiée.
Pierre de Gasquet construit son analyse à partir du livre d’Andrew KEEN «The Cult of the Amateur ». Non traduit en français, cet essai est effectivement urticant, pour les thuriféraires de la blogosphère. Certes il y a des outrances mais il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain, car au fil des pages, il y a du grain à moudre.
Personne ne peut en effet contester que "le blog", est le repère privilégié par toute une série d’anonymes, insomniaques qui se gargarisent de concepts mal compris, qui dévoient la pensée d’autrui, et qui trop souvent entre dans le débat sans avoir pris la peine de lire l’article et les commentaires déjà publiés.
Bien que Pierre de Gasquet souligne a juste titre que le titre est sujet a caution, nous sommes bien en présence d’amateurs quant il ne s’agit pas de simples « mateurs » de la pensée d’autrui. Thierry CROUZET, apôtre du 5eme pouvoir, a repéré les limites de l’outil, et les fondateurs d’AGORAVOX s’évertuent avec beaucoup de mal à rationaliser les interventions sur ce blog.
Andrew KEEN a un mérite, il montre comment le blog, mal géré, l’information vagabonde et déformée, peut entraîner une détérioration de la connaissance.
J’en arrive a la question qui nous préoccupe au sein de Providentielle : « Peut-on faire confiance au web pour bâtir un mouvement d’opinion, et partant un projet Politique, avec un grand P ?»
Le Web c’est la fin de l’espace terrestre. Les solidarités sont dés lors, des convergences d’intérêts, et non plus des réflexes de proximité territoriale. Bien, mais alors quel est le cadre de l’autorité. Certains on parlé d’une autorité collective et protéiforme au sein de chaque centre d’intérêt.
C’est une vraie question. Nous penchons plus vers des centres d’intérêts clairement énoncés, au plus grand nombre via le Net et une mise a disposition sur le terrain des lieus et des actions de traduction pratique des thèmes, centres d’intérêts.
Le collectif Providentielle
Sources, bibliographie et copyrights
Lessig
Les Echos
Agoravox
Le Peuple des connecteurs
Libellés : information, militantisme, politique, web
Faites-vous plaisir, engagez-vous !
mercredi 13 juin 2007
A en croire certains de nos hommes politiques, l’engagement serait avant tout un sacrifice, une ascèse…N’est-ce pas un peu réducteur ?
Pourquoi ne jamais associer l’engagement à la notion de plaisir ? Car il y a aussi et même surtout du plaisir dans l’engagement !
Pas d’angélisme ! L’engagement est rarement purement altruiste. Il correspond chez un individu à un besoin de reconnaissance ou de cohérence (et parfois de pouvoir notamment en politique)… Et procure donc du plaisir.
L’engagement peut se définir comme la volonté pour un citoyen de mettre un talent, des compétences, une notoriété, un art, du temps… au service d’une cause. J’aurais tendance à penser que l’engagement est bénéfique pour l’ensemble de la société, quelles que soient son intensité et sa nature.
Il faut peut-être rappeler au passage que s'engager ou se sentir engagé n'autorise pas cependant à traiter avec condescendance, suffisance voire dédain ceux qui seraient "moins" ou "moins bien" engagés que soi... Tendance que l’on peut retrouver parfois au sein du secteur associatif ou plus généralement des milieux dits de gauche.
L’engagement s’inscrit par ailleurs dans la durée. C’est tous les jours que l’on fait avancer ses idées. Tenter de convaincre ses proches, quinze jours avant une élection, de voter pour X ou pour Y, c’est bien, mais c’est finalement déjà trop tard.
Citoyens en quête de sens, perdus dans cette société consumériste comme jamais, militants déçus des partis de gauche, vous qui vous sentez abandonnés et ne savez plus où exprimer votre volonté d’engagement… Rassurez-vous les possibilités de changer le monde au jour le jour, au cas par cas, sont infinies :
Militez dans une association, il y en a forcément une qui correspond à vos aspirations !
Ne vous laisser pas aller trop facilement au syndrome Nimby (« Not in my backyard ! » = « pas chez moi ! ») et même combattez-le ! Pour les structures sanitaires et sociales (accueil de SDF, hébergement de familles en grande précarité, accueil et soins aux usagers de drogues…) se faire accepter de leur environnement relève depuis très longtemps de l’exploit. Mais aujourd’hui, il devient même difficile d’ouvrir des restaurants ou des crèches dans une ville comme Paris, tant les levées de boucliers des riverains sont importantes et virulentes !
Soyez un « éco-citoyen » : Passez aux ampoules basse tension et au papier recyclé, débranchez vos appareils au lieu de les laisser en veille, privilégiez le covoiturage lorsque c’est possible…
Devenez « consom’acteur » : oui l’acte de consommation est en lui-même un acte social, qui peut et même doit avoir une vocation militante !
Privilégiez l’agriculture biologique et les AMAP, achetez des produits issus du commerce équitable, préférez les entreprises de l’économie sociale (mutuelles et coopératives)
Devenez investisseur responsable grâce à l’épargne solidaire !
Et racontez tout ça grâce à Internet et à votre futur blog ! Car la technique des ronds dans l’eau, ça marche !
Et rappelez-vous que tant qu’il n’y a pas de plaisir, c’est que vous n’avez pas trouvé la forme d’engagement qui vous convient !
Nicolas FROISSARD
Libellés : durable, economie, militant, militantisme, société
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